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Tsho (Ringmo) et son monastère : Thasrung Tsholing Gompa - Dolpo News
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Le village de Tsho se trouve dans la partie basse du Dolpo dans une petite enclave appelée Phoksumdo (Phug gsum mdo), le lieu où trois lits de rivière se rencontrent.

Aujourd’hui, Phoksumdo est une unité politique comprenant les villages de Tsho (mTsho), Pugmo (sPung mo), Rianji (Ri’ a’dzi), Rikyed (Ri sked)/Moro (Mo ro) et Tshepka (Tsheb ka ou Cu’gar).

Sur la carte Nepa Map les noms des villages sont respectivement, Ringmo, Pugmo, Rechi, Rike/Maduwa et Chhepka.

Tsho, Pugmo et Rianji sont les villages les plus importants, alors que les autres villages ne sont que partiellement habités, car ils sont utilisés comme villages d’hiver par les habitants de Tsho.

Les habitants de Tsho se déplaçant entre trois ou quatre maisons différentes tout au long de l’année.

 

 

Le village principal de Tsho (Ringmo) est situé dans la partie sud de Dolpo à 3600 mètres d’altitude, en bordure d’un lac à la couleur bleue profonde, le lac de Phoksumdo. Le village est bâti sur un plateau naturel, entouré de falaises escarpées sur trois de ses côtés. Au sud, la rivière se jette du haut d’une falaise, créant une chute d’eau spectaculaire haute d’environ 150 mètres, le rivière prend alors le nom de Suli Gad .

 

 

En hiver, la communauté de Tsho vit éparpillée le long de la Suli Gad à Palam (Polam), Jelas et d’autres villages ou localités.

Les animaux, principalement les yaks, les yaks femelles (dri), les dzo et dzo mo, ainsi que les chèvres, y sont gardés et trouvent de quoi brouter en période froide. Aux alentours de mars et d’avril, les villageois se déplacent vers le haut et commencent à labourer leurs champs à Rikyed et Moro. Vers la fin du printemps, ils se dirigent finalement vers Tsho et commencent à labourer et à y planter les céréales. Ils vont y rester jusqu’ à l’hiver suivant, mais continuent à faire des allers et retours vers Rikyed et Moro pour y cultiver leurs champs, tandis que les bergers montent avec les troupeaux aux pâturages en altitude. En automne, l’herbe pour les animaux est coupée dans les zones de basse altitude et amenée à Palam, où les villageois arrivent avec leurs animaux en décembre.

Les champs ne sont cultivés qu’ à Tsho, Rikyed et Moro, selon un système de rotation dépendant de l’altitude et du lieu. A Tsho, les cultures du sarrasin, des pommes de terre, de l’orge et de la moutarde alternent d’une année à l’autre. A Rikyed et Moro, le chinu (une sorte de riz local), les haricots et parfois le blé sont également plantés. Comme aucune irrigation n’est possible, la productivité de la zone est assez faible.

 

 

La diète est complétée par des produits laitiers issus de l’élevage, principalement du beurre, du lait, du yogourt et du churpe (fromage local) et rarement par de la viande ; en général seulement si un animal a été attaqué par un léopard des neiges ou s’il est tombée d’une falaise. D’autres produits sont obtenus par le commerce.

Le commerce avec le Tibet et les vallées népalaises est un élément important de l’économie locale. Au moins une fois en été et une fois en automne, les commerçants de Tsho et Pugmo se rendent à Jumla ou Hurikot, où ils échangent ou vendent des céréales contre de la vaisselle, de la laine et du thé. A la fin de l’été, les commerçants se rendent à la frontière tibétaine et troquent des récoltes contre du sel, de la laine, du thé et parfois des animaux.

En raison des difficultés liées aux contrôles à la frontière et d’une politique de prix fixe des chinois, le commerce traditionnel du sel, s’est beaucoup ralenti. De nouveaux produits tels que vêtements, chaussures, produits techniques et alcool (plus tard vendu aux touristes) ont été inclus dans le système de troc.

 


Thasrung Tsholing Gompa (mTha bshi mTha' srung mTsho gling dgon)

 

Les villages de Phoksumdo forment une forte unité culturelle. A quelques exceptions près, les mariages mixtes ne se produisent qu’entre les clans de ces villages, généralement avec des préférences pour des affiliations de lignée spécifiques. L’unité est encore renforcée par le fait que les deux principaux villages Tsho et Pugmo pratiquent tous deux la religion Bön et entretiennent des monastères Bonpo. Contrairement à Pugmo, qui fut un lieu d’appartenance au Bon dès le début, les habitants de Tsho, étaient bouddhistes . Aujourd’hui, seules les ruines d’un ancien monastère nyingmapa, et les inscriptions sur les pierres de mani témoignent d’un passé bouddhiste dans le village.

 

 

Le monastère de Tsho, qui se compose d’un petit groupe de neuf maisons, est situé sur la rive est, abrupte du lac, à quinze minutes à pied du village. Derrière le monastère, les parois rocheuses abruptes s’élèvent et, en contrebas, la rive descend dans le lac.

 

 

Le nom de Thasung Tsholing Gompa (mTha bshi mTha’srung mTsho gling dgon) provient de la localisation particulière du monastère, à proximité d’un cul de sac (mtha), fermé par une paroi rocheuse . Selon la tradition orale, de nombreux chasseurs piégeaient leurs proies en ce lieu, avant de les abattre.

Le lama Treton Tsewang Tsultrim fonda le monastère pour mettre fin à la tuerie et protéger le lieu (mtha ‘srung, « bord protégé »). Plus tard, un lama de la lignée Thazhi, Thazhi Dulwa Senge et ses descendants devinrent les gardiens du monastère jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de descendants mâles de cette lignée. Par mariage une femme de la lignée Thazi s’est alliée avec un homme de la lignée Treton de Pugmo, permettant au monastère d’être à nouveau habité. . Actuellement, plusieurs moines vivent dans le monastère dirigé par l’abbé Geshe Samdrup Nyima.

La chapelle communautaire originale du monastère était devenue trop petite En 1996, le moine en charge commença à construire une nouvelle chapelle communautaire avec le soutien du WWF Népal.et de l’ONG Tapriza. De nombreux villageois ont également financé un tangkha ou une statue En 2008, l’autel et la chapelle ont été achevés.

 

  • 1. Päkä Gompa: clan Rokaya (Sholea)
  • 2. Phyima Gompa: clan Treton (auparavant ‘I’hashi)
  • 3. Hawa Gompa: clan Hasa
  • 4. Labrang Gompa: clan Thashi
  • 5. Phiuwâ Gompa: clan Rokaya (Sholea)
  • 6. Gyakar Gompa: clan Kham Gyeshu
  • 7. Sarma Gompa
  • 8. Tupte: Ancienne Gompa communautaire
  • 9. Tupte: Nouvelle Gompa communautaire (1996)
  • 10. Hawa Gompa (ruines) détruite par le feu.
  • 11. Kunkyal Hawa Gompa (ruines)
  • 12. Dromara Gompa (ruines): clan Bura

Chörtens

 

  • 19. Tshomen Gyalmo (l’autel de la déesse du lac, mTsho sman rgyal mo, la reine des esprits-serpents (klu). Les femmes enceintes ne doivent pas dépasser cette limite
  • 20. Sungma Yungdrung Draktsan, Gardien de l’Est
  • 21 Sonam Puntshog Dungten (un Dungten est un chörten renfermant des reliques)
  • 22. Togtan Dungten
  • 23. Gyalwa Tsupur Dungten
  • 24. Les onze Lama Dungten

La nouvelle gompa communautaire.

 

L’intérieur du monastère est orné de fresques représentant les principales divinités bön.

 

L'ancienne gompa communautaire.

 

A côté de la nouvelle gompa, une petite porte permet d’accéder à l’ancienne gompa. Celle-ci présente également des fresques intéressantes et quelques statues de bois.

 

 

Sur l’un des murs sont dessinés le yul lha Yungdrung Draksen entouré par deux esprits serpentiformes (lu, klu) dont la déesse des eaux : Trede Chenmo Relchikma ou Tshomen Gyalmo.

Selon les traditions bönpo, l’eau du lac et le genévrier (shug pa) sortant de l’eau ont été créés par la déesse Trede Chenmo Relchikma, qui tout comme la démone ennemie de Padmasambhava dans la version bouddhiste de la création du lac de Phoksumdo fit surgir l’eau en crachant sur le sol. Elle est appelée Tshomen Gyalmo (mTsho-sman rgyal-mo) par les bouddhistes et appartient au groupe des menmo (sman-mo). En dépit de son statut démoniaque, les habitants de Ringmo, professant la foi bön, la considèrent plutôt comme une déesse à part entière.

 

 

 

 

Plusieurs statues en bois, recouvertes de poussière sont également conservées dans l’ancienne gompa.

 

La bibliothèque de l'ancienne gompa

 

La pente surplombant le site des gompas, est décorée de nombreux mats et drapeaux de prière . Une très belle arche sous laquelle on distingue un lhato qui pourrait être un but de promenade.

 

Bibliographie

 

Mendrub, A bonpo ritual for the benefit of all-living Beings and for the empowerment of Medicine Performed in Tsho, Dolpo, Marietta Kind, Vajra publications, 2002.